Pour vous expliquer l’idée

Que l’on parle de notre motivation et l’on entendra la voix du Mellow: toujours plus loin, toujours plus haut. C’est ce que nous ressentons à mesure que notre projet se construit. Les pensées fusent, les bonnes idées surgissent de toutes parts, les fruits de la réflexion se ramassent à la pelle, on ne sait plus où donner de la tête dans ce festival de fulgurances intellectuelles bien ancrées dans le réel tout en laissant s’exprimer la part du rêve. Mais il faut bien reconnaître que le projet peut, par son foisonnement, déconcerter les profanes qui n’oeuvrent pas encore à sa conception. Nous allons donc définir dans cet article ses axes principaux, ceux qui intéresseront le coeur vivant de notre audience: les auversois dans leur ensemble.

Le constat

Il ne sera pas question ici de s’apesantir trop longuement sur ce qui ne va pas. Il nous faut cependant expliquer pourquoi la situation actuelle nous a amenés à réfléchir jusqu’à faire émerger une idée aussi révolutionnaire que celle d’un rattachement de notre ville au Royaume des Pays-Bas. Car enfin, nous le reconnaissons bien volontiers, de prime abord,ce n’est pas un concept qui va de soi.

Aujourd’hui, nous ressentons une forme de mal-être dans notre ville. Ou plutôt un genre d’engourdissement. Notre ville est assoupie, comme en sommeil. Ce serait faire injure à ceux qui oeuvrent au quotidien pour l’animer du mieux qu’ils peuvent que de dire qu’il ne se passe rien, et ce serait même faux… Et pourtant, au fond de lui, chacun de nous en fait le constat: Auvers est belle, mais Auvers somnole. Il faudrait pourvoir la secouer un peu pour la réveiller, et ainsi laisser s’exprimer toutes ses potentialités.

Nous vivons malheureusement une époque de frilosité. Vouloir se lancer dans quelque chose est avant tout vouloir prendre le risque d’un échec, plutôt que celui d’une formidable aventure à tenter. Nous devons cet état d’esprit au sens pris par l’Histoire, et à ce qu’a pu en faire notre pays. Ou du moins ce qu’ont pu en faire ceux qui se sont succédés à sa tête. Si à l’échelon national, l’ambiance est à plonger la population en état de léthargie, il est évident que cet état d’esprit influe sur ce qui peut se passer sur le plan local.

Ceci posé, vient le moment de se demander comment changer cet état des choses. Disons-le franchement, nous avons perdu la foi en la capacité des politiques français à se remettre en question et innover. Les bonnes volontés continuent d’apparaître, mais elles se font raboter à mesure que s’approche l’exercice du pouvoir. Nous pensons que c’est un système entier qu’il faudrait changer. Mais en France ce système porte en lui les verrous qui préviennent toute velléité de changement. Si l’on veut changer, mais qu’on ne peut pas changer son pays, ne reste qu’une option: changer de pays.

L’improbable idée

Nous ne pouvons pas compter sur la la République Française pour changer les choses. C’est malheureux, mais c’est comme ça. Le temps passe et rien n’est éternel, notre pays actuel est à la traîne sur tous les plans. À problématique complexe, réponse complexe, la nôtre consiste à dire qu’il suffit de changer de pays. Pour autant nous avons bien conscience du défi inédit et surtout incroyablement complexe que cela peut représenter. Mais qui ne tente rien, n’a rien. Et en ce moment, nous avons trop le sentiment de n’avoir rien pour ne rien tenter.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, envisager le Royaume des Pays-Bas en tant que nouvelle nation est un choix de coeur mais aussi une affaire de pragmatisme. Nous évoquions quelques lignes plus haut le fait que la France était dans une phase déclinante, pour des raisons complexes dont nous ne nous sentons plus maîtres; force est de constater que de leur côté les Pays-Bas conservent le vent en poupe, sans mollir, serait-on tenté de dire.

Alors évidemment, des pays qui conservent le vent en poupe, il y en a quelques-uns parmi nos voisins, le Luxembourg ou la Suisse, notamment, mais enfin, au-delà du fait que ces derniers n’exhalent pas une funkytude flamboyante, il y a surtout fort à parier que l’idée d’intégrer à leur territoire notre modeste bourgade vexinoise ne peut susciter chez eux qu’une indifférence vaguement teintée de mépris et d’incrédulité.

Pour ce qui est des Pays-Bas, la question ne se pose pas tout à fait selon les mêmes termes. Par la grâce de notre cher Vincent, une relation existe déjà sur un plan affectif entre notre petit territoire enclavé et ce grand petit pays. Au-delà de ça, il ne tient qu’à nous de faire comprendre à nos potentiels futurs compatriotes combien l’acquisition d’un territoire comme le nôtre leur serait profitable. Et il y a de quoi faire en la matière. Nous tâcherons d’y revenir plus avant.

Les changements attendus

Au-delà de la belle et originale idée, il faut bien comprendre que souhaiter un changement aussi massif que le rattachement à un autre pays, cela se fait après y avoir réfléchi. Et notamment après avoir réfléchi à ce qu’il faut mettre en place avant, et ce à quoi on peut s’attendre après pareil changement. Nous l’avons fait. Voyons cela en détails

Une redynamisation des territoires

Si Auvers-sur-Oise devient néerlandaise, nul doute que cela fera du bruit. Cela attisera fortement la curiosité à notre égard, et ne manquera pas d’augmenter de façon considérable le nombre de nos visiteurs. Ce sera immédiat et massif. À nous de faire en sorte que le soufflé ne retombe pas encore plus vite qu’il n’est monté, en mettant à profit cette forme d’état de grâce. Il nous faudra surtout préparer la transition pour être prêts le moment venu.

Nous l’avons dit, en préalable à la soumission de notre demande au Royaume des Pays-Bas, il nous faudra déjà commencer la métamorphose de notre ville un véritable pôle d’attraction, une ville susceptible d’attirer les jeunes et les actifs. Cela devra beaucoup aux initiatives personnelles et/ou privées, toutefois il faudra que la commune soit présente d’une part pour mettre à disposition les structures qui permettront à ces initiatives de se concrétiser, mais aussi pour être initiatrice de projets en son nom propre.

A l’heure où l’on prône un retour à la consommation locale et raisonnée, Auvers a besoin de se doter de commerces et services de proximité permettant à ses citoyens d’être des consommateurs responsables. Il nous faut déjà encourager les créations d’entreprises locales et implantées dans le tissu urbain existant. Il s’agit de s’inscrire dans une logique du « tout ou presque à pied »: le truc tout bête, par exemple, que chaque auversois puisse aller chercher son pain à pied. Faire en sorte que pour la totalité des besoin quotidiens qui sont ceux du XXIe siècle, il soit possible les satisfaire sans quitter la commune.

Auvers devra subventionner, investir, être créatrice de services, pourquoi pas… Des dizaines de choses peuvent être envisagées pour susciter chez les auversois l’envie d’investir dans leur ville, et encourager ceux venus d’ailleurs à investir chez nous. Le Rattachement rendra tout cela possible, et surtout possible plus vite. Devenir néerlandaise aura pour effet de transformer notre petite ville tranquille en ce qui sera à la fois une ville frontalière, un carrefour économique et une tête de pont néerlandaise en territoire francilien. Ce dernier point aura pour conséquence de faire affluer chez nous les principales entreprises néerlandaises qui pourront ainsi établir bureaux et/ou filiales aux portes d’un marché aussi important que Paris et sa région.

Une relance de la dynamique économique

Ne nous y trompons pas, si nous parvenons à optimiser et mettre en valeur l’ensemble de nos atouts, l’acquisition du territoire d’Auvers constituera une opportunité impossible à négliger pour le Royaume des Pays-Bas. En menant notre projet à bien, nous ne ferons que des gagnants. Pour les raisons précitées relatives à notre position géographique, notre nouveau pays sera gagnant économiquement. De notre côté, nous y gagnerons de manière immédiatement visible une véritable explosion de l’emploi local, grâce aux initiatives auversoises d’une part, mais aussi grâce aux investisseurs néerlandais qui se précipiteront sur l’aubaine d’autre part. Hausse de l’emploi, hausse des salaires, hausse de la valeur du foncier… Un véritable tremplin en somme!

Le plus beau, c’est qu’en nous séparant institutionnellement de nos voisins immédiats , nous nous rapprocherons d’eux en leur permettant par effet de ricochet de se développer également. Nous serons la locomotive à laquelle voudront se raccrocher nos voisins transfrontaliers. Pour ceux qui ont du mal à se représenter ce que cela peut signifier, nous les invitons à faire un tour sur se Seloger.com et y faire une recherche du côté des villes frontalières proches de la Suisse pour se rendre compte de ce qu’un territoire dynamiquement économique peut apporter à ses voisins, y compris ceux situés de l’autre côté d’une frontière. Nos anciens associés de la CCSI nous seront éternellement reconnaissants d’avoir fait un choix aussi radical.

L’augmentation du PIB par mètre carré auversois sera également accompagnée par une augmentation des recettes dans le budget municipal, générant ainsi un effet boule de neige positif qui nous libérera des contraintes financières qui sont les nôtres actuellement. Faute de compétences pointues en la matière (toute personne motivée par notre projet et férue de fiscalités européennes sera la bienvenue dans nos groupes de travail), nous n’avons pas encore pu nous pencher en détails sur le fonctionnement de la fiscalité néerlandaise. Nous savons néanmoins qu’elle est relativement proche de ce qui se pratique en France, mais plutôt en mieux. Nous serons donc, budgétairement parlant, largement gagnants.

Attendez-vous dans tous les cas à voir votre niveau de vie augmenter, pour s’aligner sur ce qu’il peut être au nord, un peu au-dessus de la Belgique, dans notre futur « chez nous ». Ce qui, à moins d’avoir fait voeu de pauvreté, est plutôt une bonne nouvelle.

Une redéfinition de la politique des transports

Pour ce qui est de la problématique des déplacement à Auvers-sur-Oise, là aussi des changements majeurs s’opéreront forcément suite au Rattachement. Aujourd’hui Auvers est une ville dans laquelle il est compliqué de vivre en se passant d’une voiture. Bien sûr, de nombreux auversois, pour des raisons diverses et variées, s’efforcent au quotidien de se passer d’automobile, qui à pied, qui en vélo, mais cela reste un véritable acte d’engagement plutôt qu’une démarche naturelle.

A l’échelle d’une ville comme la nôtre on pourrait supposer qu’il sera difficile d’envisager une véritable politique de transports en commun… et on aurait raison! Pourtant, il ne paraît pas si fou de se dire que l’on pourra entre autres choses s’appuyer sur l’existant pour certains projets. D’aucuns disent que nous sommes reliés à la civilisation grâce à un bus, le 95.07, qui permet de rallier la gare de Pontoise et celle de Cergy-Préfecture. Il y a un peu de cela. Mais en réalité, ce bus pourra aussi être envisagé comme un moyen privilégié de relier les différents quartiers de notre ville toute en longueur!

Une fois le boom économique lié au Rattachement survenu, l’ensemble des quartiers d’Auvers bénéficiera de la relance d’une dynamique économique et entrepreneuriale, ce qui transformera notre ville par trop résidentielle en une véritable ville active. Un citoyen qui ouvrira une entreprise d’informatique destinée aux particuliers pourra s’installer dans tout quartier de la ville sans se sentir contraint à limiter sa recherche de locaux à la zone comprise entre la gare du centre-ville et Auvers de Vin.

Pour cela, nous pourrons mettre en place la gratuité des transports en communs pour les auversois, pour les trajets dans les limites de la commune. Cela permettra de libérer les déplacements, de s’adapter à la topographie si particulière de notre ville, pour que finalement chacun puisse s’en approprier la totalité du territoire.

Bien entendu, nous libérerons aussi l’espace nécessaire pour que se développent les mobilités douces. La superficie urbanisée d’Auvers est somme toute assez réduite, et pour autant, aujourd’hui entreprendre de s’y mouvoir en vélo, en rollers ou en poussant une poussette relève de l’expédition risquée. Nous trouverons des solutions. L’une d’elle consistera à libérer l’espace de la chaussée carrossable. Façon de dire que les voitures n’encombreront plus le bitume comme c’est le cas aujourd’hui.

Entendons-nous bien, il ne sera pas question d’interdire aux habitants de posséder une voiture. Il s’agira d’instaurer des alternatives à leur stockage lorsqu’elles ne roulent pas, ce qui est le cas la majeure partie du temps. Nous inventerons les solutions qui permettront d’éviter qu’un tiers de la chaussée ne soit impraticable à cause des voitures qui y sont stationnées. Création de parkings collectifs, incitations à l’utilisation du garage de son habitation pour les logements qui en possèdent, encouragement au montage de structures de type auto-partage… Il y a des myriades de possibilités à envisager pour mieux partager les espaces de circulation.

Les sources d’inspiration sont nombreuses en Europe, certains pays y étant devenus de véritables spécialistes des mobilités douces. Le premier d’entre eux, ça alors, vous parlez d’une coïncidence, est justement le noble Royaume des Pays-Bas! La promotion du vélo jusqu’à l’absurde ne pourra que compter parmi les actions propres à accélérer notre intégration après le Rattachement. Le premier geste que nous pourrions faire après que ce dernier aura eu lieu, pour faire la preuve de notre bonne volonté en la matière, sera de lancer, conjointement avec l’ensemble des communes françaises, belges et néerlandaises traversées, un grand projet de piste cyclable transeuropéenne reliant Auvers-sur-Oise à Bois-le-Duc. Si nous parvenons à le mener à bien, la création par la suite d’une ligne de Thalys reliant par train direct notre ville à Amsterdam relèvera de la formalité.

Une ville qui misera sur la jeunesse

Nous l’avons déjà dit, nous voulons faire de demain notre hier d’aujourd’hui (mais en mieux). Prenons le temps de nous arrêter sur cette magnifique formule pour l’expliciter clairement et lever toute ambiguïté. Les termes ne sont pas choisis par hasard, aussi allons nous détailler leur signification:
– Faire de demain: oui, nous voulons faire, c’est-à-dire construire, et pas uniquement nous reposer sur l’existant. Notre projet s’inscrit dans un mouvement, et il est tourné vers demain, c’est-à-dire vers le futur, en premier.
– Notre hier: parce que nous ne comptons pas faire table rase du passé. C’est dans l’Histoire que nous sommes allés chercher l’inspiration pour notre idée radicale, dans un passé où le mieux vivre importait sans doute plus. C’est aussi l’Histoire qui fait la renommée de notre ville et la distingue de toutes les autres, il nous faut avancer en gardant cette mémoire.
– D’aujourd’hui: nous nous activons au présent, pour ce futur auquel nous aspirons pour retrouver le bien-être passé dont nous avons négligé l’importance et que nous aspirons à voir faire son grand retour.
– (mais en mieux): parce que mieux, c’est mieux, non?

La réussite à laquelle nous croyons pour notre ville, nous la voulons construite et entretenue par ses habitants. Et pour durer dans le temps, il nous faut compter sur les générations futures d’auversois. Pour qu’un attachement fort se développe chez nos enfants et nos jeunes, il faut faire de notre ville le havre de bonheur qui marquera à jamais leurs souvenirs. Il nous faut donner envie aux jeunes parents de faire naître et grandir leurs enfants ici plutôt qu’ailleurs. Mieux encore, il faudra que partout aux Pays-Bas, et même en France, on rêve de pouvoir élever ses enfants chez nous. Oui, c’est un objectif ambitieux. Mais il est nécessaire de pouvoir s’y atteler dès à présent pour préparer la demande du Rattachement, après lequel il nous sera ensuite facile d’atteindre cet objectif.

Pour commencer en douceur, reprenons les mots. Ce qui nous intéresse, pour le dire en une phrase, c’est de remettre la jeunesse au centre de notre programme. La replacer au centre… Et nous avons un point de départ tout trouvé! L’Espace Jeunes de notre ville, et le Service Scolaire qui lui est accolé. Pouvons nous dire, que, physiquement, ces locaux occupent une place centrale à Auvers? Coincés entre le stade, le Centre Technique Municipal et la voie ferrée, on ne peut pas dire que l’endroit est des plus accessibles et encore moins des plus attrayants.

Alors quoi faire? Nous parlions de remettre au centre, et bien faisons-le concrètement! Une ville qui se préoccupe de sa jeunesse n’a pas à exiler les services qui la concernent à l’écart de l’Hôtel de Ville et/ou loin de tout véritable lieu de vie. N’importe quel néerlandais interpréterait immédiatement cette localisation actuelle pour le moins malheureuse comme une forme de désintérêt (au mieux!) pour notre belle jeunesse. Il nous faut, avant même le Rattachement, faire le nécessaire pour mettre bon ordre à cela.

Une médiathèque s’apprête à ouvrir ses portes en plein centre-ville, dépêchons-nous de lui accoler un Espace Jeunes digne de ce nom, qui jouxterait immédiatement ce nouveau lieu de culture, ce ne serait que logique. Pour que la médiathèque soit un succès auprès des jeunes, il faut qu’il s’y sentent chez eux, et pour cela, quelle meilleure idée que de faire en sorte qu’elle soit réellement sise à côté de l’espace qui est le leur? Pour ce qui est du Service Scolaire, puisque des locaux en attente d’une remise aux normes semblent se libérer à côté de la mairie, que ne lançons-nous au plus vite la remise en état du bâtiment concerné pour l’y installer, à côté du reste des services de la ville! Remettre au centre. Et vite.

Le saviez-vous? L’UNICEF a établi que les Pays-Bas sont le pays où les enfants sont les plus heureux au monde. Oui, vous avez bien lu, au monde. À un moment donné, rien n’arrive par hasard. Si de nos jours la France ne fait plus rêver alors que les Pays-Bas, eux, si, ce n’est pas sans raison. Hâtons-nous de les rejoindre cela nous permettra de mettre en place la politique nécessaire pour le bonheur de nos enfants.

Et de construire une piscine.

Une ville solidaire

Avec la réussite économique qui sera la nôtre après le Rattachement, beaucoup de choses nous serons plus faciles. Ainsi, nous pourrons aisément maintenir dans notre ville des structures, municipales et associatives permettant d’entretenir le lien social, mais aussi de venir en aide à ceux qui pourraient avoir à faire face à des difficultés. La ville n’aura aucun mal à compter parmi ses services, ceux en charge de veiller à mettre en oeuvre les actions de solidarités nécessaires pour que toute la population auversoise ait droit à une vie, pas simplement décente, mais bien heureuse.

Nous pourrons soutenir les associations de solidarité déjà présentes sur le territoire, sans être contraints de les en chasser pour d’obscures question de vétusté des locaux qu’elles occupent. La ville pourra se permettre de disposer d’espaces conséquents à mettre à disposition du tissu associatif. Il y aura la rénovation en profondeur de l’existant, mais aussi la création de nouveaux espaces de manière à pouvoir les adapter au mieux aux besoins de nos partenaires.

Rejoindre un pays comme le Royaume des Pays-Bas, cela veut dire aussi le rejoindre, sur tous les plans. Nous évoquions il y a quelques lignes le fait que le pays soit classé n°1 mondial en matière de bien-être des enfants, il y a un autre domaine où il brille particulièrement (ce qui n’est d’ailleurs peut-être pas sans lien), c’est le logement social. Car oui, figurez-vous qu’en Europe, nulle part ailleurs on n’a autant investi dans le logement social qu’en terre néerlandaise.

Rendez-vous compte: les Pays-Bas comptent en moyenne pas moins de 147 logements sociaux pour 1000 habitants! Derrière eux, on trouve en seconde position ex-aequo l’Autriche et le Danemark avec 102 logements sociaux pour 1000 habitants. Et la France, nous direz-vous? Elle flotte mollement, plus bas dans le classement, avec un taux à 69,2 pour mille… Les chiffres datent de 2008, mais en une grosse dizaine d’années ils n’ont probablement pas été bouleversés.

Le retard à rattraper pourrait passer pour abyssal, mais notre réalité est pire encore. À la louche, Auvers-sur-Oise doit se situer quelque part entre 35 et 40 logements sociaux pour 1000 habitants. Nous sommes déjà loin du compte par rapport aux objectifs fixés en France (au point de nous voir infliger des sanctions financières lourdes à cause de cette question), mais alors nous sommes à des années lumières de ce qui se pratique aux Pays-Bas. En tant que commune française nous avons déjà obligation de rattraper ce retard, devenir néerlandais nous y obligera plus encore.

Nous estimons que la meilleure stratégie en la matière consistera, avec le concours des organismes néerlandais compétents, à créer une régie HLM municipale, qui nous permettra de garder un contrôle véritable de cette question cruciale. Car c’est certain, nous aurons un besoin impératif du logement social. S’il est évident que notre niveau de vie moyen à tous ira en augmentant par la grâce du boom économique consécutif au Rattachement, il est hors de question de laisser qui que ce soit sur le bas-côté. De même il nous faudra aussi rester un territoire où il est financièrement possible de s’établir, y compris pour les plus modestes.

La question du logement sera également a étudier conjointement avec ce qui sera la politique de la ville pour ses habitants les plus âgés. Au global, le Rattachement sera pour eux aussi une bonne chose puisque, encore une fois, décidément c’est une manie, les Pays-Bas sont aussi fort bien classés quand il s’agit d’évaluer la qualité de vie des seniors à travers le monde. À la fois du fait du système de financement en place, des solutions d’accompagnement au quotidien mises en place à l’échelle de la société néerlandaise, mais aussi des structures d’hébergement qui leur sont dédiées, avec des solutions innovantes que nous nous devrons d’adopter chez nous (logement collectif, habitat intergénérationnel…).

Une ville où la culture prime

Les associations sont parmi les structures les plus à même de contribuer à la vitalité de notre ville, nous l’avons dit. Après le Rattachement, nous aurons beaucoup plus de moyens de les aider à s’épanouir. Nous pourrons par exemple créer une véritable maison des associations, ou même plusieurs, pour leur permettre de disposer d’espaces propres à les aider à faire et construire. Nous pourrons transformer la Maison de l’Île en un véritable lieu de vie, en phase avec son époque, la spécialiser, faire en sorte qu’elle puisse devenir un point fédérateur pour les associations qui se concentrent sur les arts ou le sport. Son implantation géographique en fait un site idéal pour disposer d’une salle de spectacle de premier plan, nous mettrons cela à profit.

Le dynamisme socio-économique de notre ville sera tel que nous pourrons nous permettre toutes les fantaisies. Si aujourd’hui nous souhaitions construire un immeuble dédié aux arts picturaux qui aurait la forme, en 3D, de la tête de Van Gogh, nous ne serions probablement pas autorisés à le faire, contraints en cela par un Architecte des Bâtiments de France pas toujours ouvert à l’audace. Une fois Auvers devenue néerlandaise, nous n’aurons plus à nous préoccuper de ce genre de considérations.

Bien entendu, il ne n’agit pas de faire n’importe quoi. Mais, nous pourrons nous autoriser la part de rêve qu’aujourd’hui, magie de la France raisonnable voulue depuis trop longtemps par les gouvernements successifs, nous nous interdisons de laisser s’exprimer. Tout ce qui nous manque aujourd’hui, nous le créerons demain. Disposer d’une véritable école de musique avec des locaux dignes, oui, nous pourrons le faire. Mettre en place de vrais projets d’éveil aux Arts dans les écoles, oui, nous pourrons aussi le faire.

Enfin, ne l’oublions pas, afin d’assurer la perpétuation du rayonnement international de notre ville, nous pourrons nous permettre de subventionner à nouveau, dans des proportions inédites, le Festival d’Auvers, qui bénéficiera d’ailleurs de la qualité des locaux et structures que nous mettrons en place. Nous pourrons également permettre à tous les évènements ayant lieu dans notre ville de disposer de moyens autrement plus importants. Accueillir le plus grand festival international de Ukulélé au monde, ça aurait de la gueule, non?

Une ville détendue

Après le Rattachement, ça ira mieux, c’est dit, c’est su, c’est acquis. Notre ville retrouvera le dynamisme qu’elle n’a plus connu depuis, oui, au moins tout ce temps, et nous saurons le savourer. Parce que si la ville entière incarnera les notions de mouvement et d’énergie, l’accès au bien-être passera aussi, comme les néerlandais savent si bien le faire, par l’art de savoir s’arrêter pour prendre le temps de se détendre et se reconstituer. Plusieurs pistes seront à explorer en la matière.

Mens sana in corpore sano, comme disait l’autre, et nul doute que nous disposons de la place nécessaire pour créer les espaces où effectuer ses 30 minutes de marche quotidienne au minimum. Le Chemin des Peintres a son charme pour les touristes, oui, mais Auvers-sur-Oise dispose de ressources insoupçonnées pour ceux qui l’habitent et désireraient l’arpenter plus encore. En vrac, quelques exemples de lieux aujourd’hui sous-exploités en tant que territoires de balade: bords de l’Oise, plateau agricole, Bois-le-Roi… Autant d’endroits qui restent aujourd’hui inconnus pour une foule d’auversois.

Ne nous le cachons pas, le pays que nous aspirons à intégrer est un pays de sportifs. On parle du vélo en tant que moyen de déplacement, mais cela va bien au-delà. La pratique sportive en amateur y est encore plus développée que chez nous, au point de pouvoir en faire une caractéristique des néerlandais en général. Et là… nous devrons nous adapter! Quoi qu’il en soit, un peu d’exercice ne pourra pas nous faire de mal, notre santé y gagnera, donc autant voir cela comme du bonus et songer aux superbes installations sportives dont nous disposerons pour mieux brûler nos calories.

Et une piscine. Ça va sans dire. Nous l’aurons. Enfin.

Encore une chose, et certains tiqueront peut-être, mais qu’ils réfléchissent bien à la place qu’occupent les Pays-Bas aujourd’hui dans le monde, dans ce petit pays à la sobriété toute protestante, la loi n’interdit pas le commerce d’une substance aussi controversée chez nous que le cannabis. Une part de la notoriété du pays tient à cela, il faut bien le reconnaître. Alors quoi, un Coffee Shop à Auvers-sur-Oise? Ben oui. Nous serons néerlandais. Il nous sera difficile de faire autrement. Nous devrons simplement veiller à bien respecter les lois en vigueur. Et tout compte fait, mieux vaut une consommation contrôlée qui respecte le cadre de la loi, non? Sans compter les possibilités de développement de certaines activités, si on veut bien admettre que les choses peuvent évoluer, même en France (nous y reviendrons dans un prochain article).

Alors qu’est-ce qu’on attend?

S’y mettre. Oui, il le faut. Mais cela ne se fait pas tout seul. S’il nous faut convaincre la population du sérieux de notre projet,cela ne devrait pas être une difficulté tant il a été mûrement réfléchi. Il s’agit simplement maintenant de communiquer pour mieux faire connaître nos idées et ainsi grossir les rangs des partisans du Rattachement. Il n’est pas question de mener une Révolution, nous souhaitons une transition pacifique, démocratique, et respectueuse des différentes institutions concernées.

Avec une approche telle que la nôtre, la grande difficulté sera de parvenir à passer notre message auprès de l’équipe municipale, et de le faire suffisamment bien pour emporter l’adhésion de l’ensemble du conseil municipal. À ce sujet, des élections auront lieu dans quelques mois, si bien que le moment n’est pas idéal pour se lancer dans un travail de communication auprès des équipes en place.

La question de manquera pas de se poser, alors autant y répondre d’emblée: non, pour le moment, et malgré son nom conquérant, le Parti Rattachiste Auversois n’envisage pas de présenter une liste lors des prochaines élections municipales. De même, le principe du rattachement au Royaume des Pays-Bas n’étant probablement pas inscrit dans les programmes des différentes listes, nous ne prévoyons pas de soutenir l’un ou l’autre des candidats (à moins bien sûr qu’un programme ne nous semble totalement compatible avec nos ambitions).

Pour le moment, nous souhaitons faire connaître notre projet, en nous adressant d’abord aux auversois. C’est pour cela que nous avons ouvert ce site, et créé une page Facebook. La rédaction de cet article s’inscrit également dans cette logique de diffusion de nos idées. Nous espérons qu’après avoir pris le temps de nous lire jusqu’ici, vous appréhendez mieux ce qui motive notre action et dans quelle mesure vous avez bien raison d’envisager de nous rejoindre.

« Keulen en Aken zijn niet op een dag gebouwd »

Vous ne croyez pas?

PRA